Sélectionner une page

La complexité est si merveilleuse, pourtant – et si simple !

Simple, puisque composée des infinies facettes de ce qui se vit dans la Présence( Yvan Amar disait qu’un élève entretient ses questions comme on entretient sa voiture).

Simplement la Présence, ça n’est pas compliqué…

La Présence qui Danse et joue avec nous – Sainte Thérèse de Lisieux priait l’Enfant de jouer avec elle comme avec une balle. Simple, oui – Lee, disait qu’il avait parfois envie de crier en réponses à l’interrogation d’un élève : « c’est simple », après son éveil .

Simple; mais qu’Il ait dit : « heureux les simples en esprit, le Royaume leur appartient »,ne garantit rien à Monsieur Ribery.

Simple : ce qui est, est.

Simple : le « ce qui est est » est tout le contraire du terrible « c’est comme ça » de notre enfance.

« Ce qui est est » embrasse toutes les facettes en même temps…

Un des plus beaux récits d’une expérience du Simple m’est venue d’un sous-officier du « bison soldiers », une unité d’élite de l’armée américaine exclusivement composée d’afro-américains, créée lors de la guerre de sécession. Lors de la bataille de Monte-Cassino – une des plus terribles de la seconde guerre mondiale trois jours, de mémoire, opposés qu’ils étaient à une division ss – il a été, un instant, Présent : … tout avait un sens, une évidence plutôt. « je savais pourquoi les rivières allaient à l’océan »… (vous connaissez la blague du bouddhiste qui, au comptoir d’un MacDonald, demande «  un hamburger avec tout, s’il vous plaît » ?)

Simple : rien n’est saisi et tout se présente, danse et chatoie, palpite.

Vertigineux et terrifiant, aussi. Surtout terrifiant, d’abord : ça c’est pas simple…

Et, moi, j’ai le vertige (pardon à ma fille de ne pas avoir pu l’accompagner à cette voie Ferrata, oh pardon…)

Non c’est pas simple ( vous connaissez la blague de l’alpiniste qui, connement, ouvre une voie seul : il dévisse et, pendant au bout de sa corde, hurle au secours. Une voix profonde, immense, fait trembler la montagne et lui dit «  je suis là, n’aie crainte, coupe la corde et je te saisirai ». Un temps passe et d’une toute toute petite voix, l’alpiniste dit : « ‘ y a quelqu’un d’autre ? »)