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Une sale période commence, celle de l’avent : Noël approche, et nous en sommes tous malades.

Bien sûr, il est question de fête commerciale.
D’un Jésus que rien ne dit né ce jour là ( je suis très ému par les mots d’un évêque, disant : « à quoi me sert que le Christ soit né il y a deux mille ans s’il ne naît pas chaque jour dans mon cœur ? ».

Bien sûr, cela nous ramène à nos comptes en banque et ce n’est pas un sujet réjouissant pour la plupart d’entre nous.
Mais regardez comme vous êtes mal à cette seule idée de Noël qui approche. S’il vous plaît.

Une cliente me disait qu’elle avait été malade après son dernier réveillon. Elle en attribuait la faute aux huîtres; et se disait dégoûtée à tout jamais de ces mollusques. Et puis je lui ai demandé de regarder un peu mieux l’ambiance dans laquelle baignait la fête…
J’ai posé, aussi, à quel point la nausée venait souvent d’émotions puissantes et rejetées (c’est une vérité qui, une fois acceptée, a guéri quelques clientes de leur mal des transports, au fait. Quelques unes de celles pour qui, enfants, les trajet ne se vivaient guère dans la joie, on va dire).
Et puis je lui ai demandé de regarder mieux l’ambiance de ce réveillon. Et ça ressemblait à ça :

 

Regardez à votre tour. S’il vous plaît.
C’était quoi, vraiment, vos Noëls d’enfance ?

 

 

 

Vous pensez que j’exagère, hein ?

Vous vous souvenez peut-être d’une famille unie, d’une pause bénie et merveilleuse ? Plus aucune tension, juste de la douceur l’espace d’une journée ? Regardez mieux..Qui était présent, vraiment présent à ce moment là ?

Un de mes clients a touché cela il y a trois ans. Ses enfants et petits-enfants autour de lui et de sa femme, un bel appartement avec une vue magnifique, un repas délicieux… Et personne n’était vraiment là : il l’a bien vu. Et c’est une vision terrible. Quelque chose auquel on a eu affaire enfant, je vous l’assure.

Et puis ce jouet tant attendu, tant espéré. Qui n’était pas sous l’arbre… Et notre souffrance, et notre colère. Et notre culpabilité juste après, et tout ce qui vient nous laminer le cœur. Et ce reproche, si violent, à faire des histoires un soir de Noël. Impossible alors de comprendre que ce qui nous a déchiré venait de ce que même ce soir là nous n’étions pas vu, entendu, compris…

 

Souvenez-vous, un instant. Il n’y a pas de danger, c’est passé.