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Une cliente, tout récemment venue à moi, vient de publier un mot du très grand Neil Gaiman :

il faudra que j’y revienne, d’ailleurs, précieuse Valérie.

Lequel Gaiman a aussi écrit :

«  Si j’avais vraiment cru enfant que mon enfance était la plus belle période de ma vie, je me serais suicidé »

 

 

 

Il y a un mécanisme incroyablement puissant qui nous fait dire, systématiquement à notre enfant : « mais non, tu n’as pas compris » quand il revient à nous avec une belle connerie dite par un adulte.

Mécaniquement, systématiquement… «  Tu n’as pas compris, elle ne voulait pas dire ça, il a voulu plaisanter »… « c’était pas méchant, tu es trop sensible »…

Et bien sûr on a grandi avec ça. Avec plus violent encore parfois. On s’est retrouvé, alors que nous étions perdu par la bêtise et la folie du Mental de Monde, avec des accusations terriblement violentes d’arrogance , de stupidité, de perversité.

Mais on avait bien vu, pourtant…

 

Pourtant il y a de l’amour dans tout ça. Quelque chose qui veut protéger l’enfant de la défaillance et de la folie du Monde.

Qui veut l’assurer.

Et on se retrouve à un cheveu de « tu n’as pas vu, pas entendu ». Comme dans Tommy, l’opéra rock des who.

Au début de l’histoire, l’amant de la mère de l’enfant va tuer, sans vraiment le vouloir, le père de l’enfant…Et, avec la mère, ils vont hurler à l’enfant qu’il n’a rien vu, entendu, ne dira rien…

Et voilà Noël ; on y est après tout.

Dans « la Vie est belle », un père parti dans un camp de la mort avec son fils va lui expliquer jusqu’au bout qu’il a gagné à un jeu… Il me semble que l’idée est abominable.

Que notre devoir, bien au contraire, est d’expliquer aux enfants qu’ils ne sont pas dingues et que le monde déconne.

Je peux vous assurer en tout cas que si mes clientes et clients avaient reçus enfants cette assurance, je serais au chômage et tous les thérapeutes du monde avec…

 

 

Il ne s’agit pas de les plonger brutalement dans cette réalité.

Il s’agit de les assurer sans cesse par notre présence, évidemment.

Et à partir de là les rassurer sur ce qu’ils voient, où plutôt sur leur Vision.

Ce qui est est.

Ce qu’un enfant peut Voir du Monde est souvent terrible.

Mais un doute sur sa Vision, sur ce qu’il touche, ressent, goûte, aperçoit, voilà qui détruit.