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Nous sommes tous d’accord: les hommes sont absolument insécures et font tout pour le nier. Mais en quoi les femmes aident ?

On va jouer à « on dirait que ».

On dirait que ce que j’ai écrit là est une simple vérité, une vérité simple. Nous les hommes sommes, à la racine, au fond de nous-même, terrifiés.

J’ai parlé quelquefois l’étonnante évidence de ce qu’une majorité de filles ont leurs premières règles sans que leur mère ne les y ait préparées avec amour, que si ce jour de grande beauté elles se tournent vers leur mère, rien ne sera rencontré de ce qui devrait être, la joie immense de ce qui Vit (pas besoin de développer, hein ? Si ?

Imaginez nos vies si cela, cette beauté infinie de la maternité se vivait comme il se doit, que ces filles se retrouvaient au restaurant pour fêter ce qu’on pourrait appeler leur Jour de Vie, les dîneurs autour d’elles, réjouis comme à un anniversaire, le personnel plein de considération à leur égard.

Les garçons sont-ils avertis de leurs pollutions nocturnes ? (Rien que ce mot !)

Se retrouver, la nuit, avec ce liquide blanc sur le ventre, à l’odeur si bizarre…est-ce que c’est la  moelle de nos os, est-ce qu’on va mourir ?

Pourquoi n’avons-nous été prévenus d’un événement aussi fort, aussi particulier. Qui est venu nous dire tu es désormais Engendreur et que c’est une très grande chose ?

Vous croyez, femmes, que notre père nous a dit avec détente et légèreté que notre membre se raidirait et que cela était beau. Regardez bien, vous le croyez.

Vous ne voulez pas jouer à « on dirait que ». Et c’est le problème.

Tout ce que je peux rencontrer dans ces couples que je regarde, toutes ces souffrances, déchirures, bonnes intentions gâchées, incompréhensions, comme ce serait léger si chacune de ces femmes partait de l’évidente et permanente terreur dans laquelle baigne leurs hommes.

Oh Dieu !

Elle conduit, il est crispé, mal à l’aise, embarqué dans ses histoire : il a peur.

Il met trois mois à poser le plafonnier, se décide brutalement : il a peur.

Elle fait les courses, il dit que c’est trop ou qu’il manque cela : il a peur.

Il veut baiser, elle ne veut pas ; elle veut, il ne veut pas : il a peur.

Il veut tondre à tout prix la pelouse ou il ne veut surtout pas : il a peur.

Il ne sait pas rencontrer leur enfant : il a peur.

Il est jaloux ou la pousse à l’échangisme : il a peur.

Il n’a pas d’amis ou passe ses loisirs avec ses copains : il a peur.

Il bosse comme un fou ou ne cherche pas de boulot : il a peur.

Il lui gueule après, ou pleure, ou les deux : il a peur.

Il écoute sa mère (là, il n’y a pas de « ou », cherchez pas).

Il a peur et elle ne peut le regarder sans colère ni dégoût. Alors qu’elle l’aime

Merci d’avoir joué.