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L’extrait qui suit provient d’un film qui a quelques années, « l’enfant et le renard ». Je déteste ce film – on est d’accord, j’ai ici le droit d’être subjectif… Il est question d’une gamine qui apprivoise un renard.

Je l’avais vu à Premery; c’est à dire avec un projectionniste itinérant, dans la salle de spectacle de la mairie. C’était cool…Un qui était vraiment cool, c’était le projectionniste; il m’avait prévenu que quand la fille attire le renard dans la chambre, la scène était violente pour un enfant – ma fille cadette avait cinq ans. Alors je lui avais couvert les yeux…pour les lui découvrir quand le renard saute par la fenêtre.

Je m’en veux encore

Je crois qu’il y ici a quelque chose avec quoi Travailler…

L’idée qu’une part de nous a vécu cela. Cet enfermement affolant. Cette terreur absolue. Mais qu’il n’y avait pas de fenêtre à franchir, quitte à y laisser la vie. Où peut-être que cette fenêtre mortelle est l’avènement d’une psychose ?

Mais je crois, en tout cas, que nous avons affaire à quelque chose qui reste coincé dans cet affolement. Depuis si longtemps.Folie d’être saisi dans des histoires; un étouffement absolu avec lequel nous n’avons pas su faire.

Un truc qui hurle au plus profond de nous-même.